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  • Soudan du Sud (depuis 2013)

    A family from the Nuer rebel-controlled area, walk through flooded areas to reach a makeshift camp in the United Nations Mission in South Sudan (AP Photo/Matthew Abbott)
    Une famille de la zone de Nuer, contrôlée par les rebelles, marche à travers des zones inondées pour atteindre le camp de fortune des Nations Unies au Soudan du Sud (AP Photo/Matthew Abbott)

    « Le rapport « le Prix de la Guerre » offre un point-de-vue pertinent et qui donne à réfléchir sur les effets économiques du conflit au Soudan du Sud, fournissant par la même une impulsion nouvelle pour les actions pouvant être mises en place par les décideurs politiques afin d’y promouvoir la paix. »  affirmait Dr Abdalla Harndok, Secrétaire exécutif adjoint à la Commission Economique des Nations Unies (UNECA).

    Depuis l’éclatement de la guerre civile au Soudan en Décembre 2013, Crisis Action a géré une réponse coordonnée ayant pour objet d’instaurer la paix dans le pays, protéger les civils et mettre fin à la culture de l’impunité qui a mené à la perte de dizaines de milliers de vie, et provoqué le déplacement forcé de 2,3 millions de personnes dans le pays. Nous nous sommes engagés dans un travail collaboratif à fort impact pour inciter la création d’actions décisives par l’Union Africaine, les Nations Unies et l’Union européenne.

    Crisis Action a travaillé auprès de ses partenaires afin de formuler et délivrer un plaidoyer commun demandant de :

    Dans un effort de galvanisation de la communauté internationale pour qu’elle soit une actrice active de la résolution du conflit, Crisis Action s’est associée à des think-tanks africains influents afin de publier en Janvier 2015 un rapport édifiant : « Soudan du Sud, le prix de la guerre » (South Soudan : the Cost of War). Ce rapport met pour la première fois en avant le coût financier de la guerre au Soudan du Sud, et dans la région alentour. Ce dernier a largement été cité dans la presse internationale, et a recueilli l’approbation de décideurs de haut niveau dans des capitales africaines et occidentales. Cette initiative a capitalisé sur les frustrations des gouvernements quant à leur échec à faire respecter un cessez-le-feu, la menant à demander des mesures plus fortes telle que la mise en place par le Conseil de Sécurité de sanctions à l’encontre du régime sud soudanais.

    Crisis Action a cherché à enclencher un engagement international de la part de plus vastes régions et d’acteurs clés du continent africain. Compte-tenu du rôle primordial de l’Afrique du Sud dans la gestion du conflit au Soudan du Sud, Crisis Action s’est appuyée sur cette dernière pour mettre en place une délégation de militants sud soudanais afin qu’elle conduise une série de réunions de plaidoyer auprès de représentants officiels et d’organisations de la société civile d’Afrique du Sud. De cette collaboration résultat de nouveaux partenariats, ainsi que des voies de communications renforcées entre membres de la société civile du Soudan du Sud et d’Afrique du Sud.

    En s’appuyant sur la publication du rapport de la Commission d’enquête de l’UA sur le Sud Soudan, l’accent mis par Crisis Action sur la responsabilité des parties au conflit a atteint son apogée au Sommet de l’UA de janvier 2016 où nous avons envoyé une délégation de Sud soudanais et militants panafricains de la société civile afin d’appeler l’UA à renforcer ses engagements faits concernant l’établissement d’une Cour de justice pour les auteurs de violations de droits humains. La diffusion d’un document de politique générale, « The Way Forward », a consolidé notre appel en fournissant à l’UA des recommandations claires quant à son rôle dans le processus de paix. Depuis lors, les appels émis pour la mise en place d’une Cour de justice ont été pris en compte par l’UA, qui prépare depuis des propositions concrètes pour son établissement.