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  • Campagnes passées

    République Centrafricaine (2013) – Réponse d’urgence

    « Crisis Action m’a aidé à obtenir un accès privilégié aux décideurs haut placés à l’Élysée et au Ministère des Affaires étrangères. Grâce à leur agile travail de coordination en coulisses, j’ai eu l’opportunité d’influencer directement le gouvernement français au sujet de la crise humanitaire et sécuritaire dévastatrice en République Centrafricaine. Crisis Action a aussi […]

    « Crisis Action m’a aidé à obtenir un accès privilégié aux décideurs haut placés à l’Élysée et au Ministère des Affaires étrangères. Grâce à leur agile travail de coordination en coulisses, j’ai eu l’opportunité d’influencer directement le gouvernement français au sujet de la crise humanitaire et sécuritaire dévastatrice en République Centrafricaine. Crisis Action a aussi organisé des interviews en direct sur des journaux télévisés, m’offrant ainsi une plateforme publique pour tirer la sonnette d’alarme sur la crise dans mon pays ».
    Archevêque de Bangui

    En mars 2013, après des mois de combats, la coalition rebelle Seleka a renversé le gouvernement, et leur dirigeant, Michel Djotodia, s’est proclamé Président, menant la RCA vers une crise humanitaire et sécuritaire massive. Pour répondre aux attentes de ses partenaires, Crisis Action a aidé à :

    • Organiser un appel regroupant les agences clés des Nations Unies présentes en RCA et les ONG humanitaires et des droits de l’Homme pour développer une stratégie rapide sur la meilleure façon d’agir ;
    • Construire une coalition de 9 éminentes agences d’aide et de l’Archevêque de Bangui pour souligner l’ampleur de la crise humanitaire et appeler à davantage d’aide pour les populations civiles. Cet appel conjoint, développé conjointement avec le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), a précédé un voyage en RCA de la Secrétaire Générale adjointe de l’OCHA, Valérie Amos ;
    • Coordonner un travail médiatique pour porter l’attention des médias internationaux sur les 4.6 millions de personnes affectées par la crise, les 200.000 personnes déplacées à cause des violences, et le risque que la crise déstabilise l’ensemble de l’Afrique centrale. Les retombées médiatiques incluent un article en première page du New York Times (qui se base sur l’appel conjoint facilité par Crisis Action pour mettre en lumière le désastre humanitaire et cite les partenaires Amnesty International et la FIDH), une interview en direct sur France 24 et TVMonde (dans laquelle l’Archevêque souligne les « conséquences désastreuses de la rébellion pour les Centrafricains ») et aussi une large couverture dans le Washington Post, Chicago Tribune, Africa Review et d’autres encore ;
    • Travailler avec les principaux groupes de protection des droits de l’Homme et de prévention des conflits pour appeler l’ONU, l’Union Africaine et la France à protéger les droits de l’Homme et restaurer la sécurité dans le pays. L’appel demandait également à la communauté internationale de surveiller davantage la situation des droits de l’Homme et d’augmenter le nombre de bailleurs de fonds. Des responsables du Département Politique et de Maintien de la paix de l’ONU et le Haut-commissaire aux droits de l’Homme y ont répondu favorablement ;
    • Organiser des réunions pour appeler les décideurs politiques clés à mettre en œuvre les recommandations mentionnées ci-dessus. A Paris, cela s’est traduit par une réunion de haut-niveau pour l’Archevêque et les partenaires de Crisis Action à l’Élysée avec le cabinet du Président François Hollande ainsi que par des réunions avec les Ministères des affaires étrangères et de la Défense afin de porter les recommandations humanitaires et de sécurité à l’attention directe des décideurs politiques français. Au même moment, à New York, nous avons organisé des réunions avec des membres clés du Conseil de sécurité de l’ONU en amont de leur briefing sur la RCA prévu en juillet.

    En juillet 2013, l’Union Africaine a voté en faveur de la création d’une force africaine en RCA (la FOMAC) visant à mieux protéger les civils, comme l’appel conjoint le préconisait. Le plaidoyer collectif constitue un point de référence pour les débats politiques et ses points principaux ont été repris par la suite par Valérie Amos, Kristalina Georgiava, la Commissaire européenne à l’Aide humanitaire, et d’autres encore. La réponse directe des responsables du coup d’État au communiqué de presse conjoint des ONG stipulait que la sécurité s’était améliorée et niait les accusations des « groupes d’aides ». Ceci démontre que le plaidoyer facilité par Crisis Action a atteint les niveaux de décision les plus élevés en RCA. De plus, en juillet 2013, le Royaume-Uni et l’UE ont chacun promis une aide supplémentaire de 8 millions de dollars et, en août 2013, la France a annoncé qu’elle mettrait à disposition une aide supplémentaire de 2 millions d’euros, ce qui constituait l’un des objectifs clés de l’appel conjoint. A la demande du Président Hollande, Crisis Action a également organisé une réunion à l’Élysée avec ses partenaires.

    Soudan et Soudan du Sud (2005-2013)

    Israël et les Territoires palestiniens occupés (2007-2013)

    «Crisis Action a mis sur pied une coalition extrêmement efficace de partenaires de la société civile pour que la situation tragique de la population de Gaza soumise au blocus reste exposée aux yeux du public et des décideurs en Europe. L’organisation a joué un rôle crucial, aidant à mobiliser un positionnement international plus clair et […]

    «Crisis Action a mis sur pied une coalition extrêmement efficace de partenaires de la société civile pour que la situation tragique de la population de Gaza soumise au blocus reste exposée aux yeux du public et des décideurs en Europe. L’organisation a joué un rôle crucial, aidant à mobiliser un positionnement international plus clair et plus cohérent, nécessaire pour mettre enfin un terme au blocus ».
    John Ging, ex-directeur de l’UNRWA, Opérations à Gaza

    Depuis 2007, Crisis Action a travaillé avec ses partenaires pour mettre en évidence l’impact humanitaire du blocus israélien sur la bande de Gaza. En 2013, Crisis Action a soutenu ses partenaires pour faire pression sur l’UE afin qu’elle mette fin au commerce avec les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie, qui menace la viabilité d’une solution pacifique à deux États au conflit.
    Dans un premier temps, Crisis Action a collaboré avec ses partenaires pour mettre l’accent sur la situation dans la Bande de Gaza et pour demander aux gouvernements de prendre des mesures afin de lever le blocus imposé à la population gazaouie. Cette campagne a inclus la publication d’une série de rapports majeurs conjoints d’ONG qui ont attiré l’attention des médias sur Gaza et qui ont également contribué à un renforcement de la position européenne contre le blocus et, depuis 2010, à un assouplissement partiel de certaines restrictions. Malheureusement, le blocus est toujours en place malgré l’assouplissement partiel, et il risque de se perpétuer encore.
    En dehors du blocus, Crisis Action a également apporté son soutien à des partenaires pour appeler à ce que toutes les parties soient amenées à rendre des comptes pour les violations commises lors de la guerre de 2009, et pour appeler l’Europe à soutenir clairement la réconciliation israélo-palestinienne. En 2009, Crisis Action a mobilisé ses partenaires pour mettre en lumière certaines incohérences majeures dans la position de l’UE sur le processus de paix au Moyen-Orient, contribuant à l’adoption d’une position beaucoup plus audacieuse de l’UE en décembre 2009.

    Depuis fin 2011, Crisis Action a travaillé avec ses partenaires pour mettre fin aux colonies israéliennes dans les Territoires Palestiniens occupés, qui sont l’un des principaux obstacles à la paix et constituent des violations massives du droit international et des droits de l’homme. Crisis Action a forgé une coalition pour exhorter l’UE à passer de la condamnation rhétorique des colonies illégales à l’adoption de mesures concrètes.

    Parmi les nombreuses actions réalisées, Crisis Action a notamment facilité la publication du rapport «La Paix au Rabais» par une large coalition de 22 organisations européennes de la société civile. Le rapport décrit un ensemble clair de mesures visant à combler les lacunes importantes dans les politiques de l’UE qui ont permises aux colonies jusque là de bénéficier des financements européens et du commerce avec l’UE.

    En Juillet 2013, l’UE a publié des lignes directrices excluant fermement les colonies de ses programmes de financement. L’UE s’est également engagée à adopter des lignes directrices sur l’étiquetage précis des produits fabriqués dans les colonies en territoires occupés pour permettre aux consommateurs de les distinguer des produits fabriqués en Israël.

    « Le rapport « La Paix au Rabais » est un résumé important et puissant des questions entourant les colonies illégales, qui sont de plus en plus un élément destructeur à la fois dans la vie des Palestiniens et en ce qui concerne le concept même d’accord de paix au Moyen-Orient ».
    Eamon Gilmore, Ministre irlandais des Affaires étrangères.

    République démocratique du Congo (2012) – Réponse d’urgence

    Lorsque, en novembre 2012, les rebelles du M23 ont lancé une attaque surprise pour prendre le contrôle de Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo, la violence a forcé des dizaines de milliers de personnes à prendre la fuite. Crisis Action a rapidement initié pour ses partenaires une réponse d’urgence pour faire de […]

    Lorsque, en novembre 2012, les rebelles du M23 ont lancé une attaque surprise pour prendre le contrôle de Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo, la violence a forcé des dizaines de milliers de personnes à prendre la fuite. Crisis Action a rapidement initié pour ses partenaires une réponse d’urgence pour faire de la protection des civils la priorité de la communauté internationale dans la résolution de cette crise.

    Les travaux de campagne poussés des partenaires de Crisis Action sur la question de la République démocratique du Congo (RDC) en 2011-12 ont apporté des résultats significatifs. Ainsi, en juin 2012, les Nations Unies ont adopté une résolution au titre de laquelle la MONUSCO, la mission de maintien de la paix de l’ONU, s’est vu confier un nouveau mandat intégrant les principales recommandations du rapport rédigé conjointement par des ONG et facilité par Crisis Action, « RDC : prendre position sur la réforme du secteur de la sécurité ».

    Ce nouveau mandat en place, Crisis Action a conclu sa campagne de longue durée sur la RDC, tout en continuant d’observer la situation. Lorsque des violences ont éclaté à Goma en novembre, Crisis Action a réagi rapidement en facilitant une série de réunions d’information de haut niveau avec d’importants officiels de l’ONU et des membres du Conseil de sécurité. Ces réunions ont permis aux partenaires de mettre en évidence l’ampleur des besoins humanitaires découlant du conflit et de faire part de leurs préoccupations quant à la question de la protection des civils.

    Crisis Action a également aidé 15 organisations internationales de plaidoyer à souligner le soutien que le Rwanda apportait à l’insurrection du M23 et à exhorter le Président Barack Obama à supporter plusieurs recommandations pour consolider la réponse internationale à apporter à la crise. Citons notamment les recommandations suivantes :

    • Nomination d’un envoyé présidentiel chargé d’organiser une réponse américaine coordonnée à la crise.
    • Soutien apporté à la nomination d’un envoyé de l’ONU de haut niveau dans la région des Grands Lacs pour qu’il collabore avec l’Union africaine (UA) à l’élaboration d’accords politiques durables entre les gouvernements de la région, l’objectif étant de porter un coup d’arrêt aux attaques qui se produisent de manière récurrente à travers les frontières de la RDC.
    • Soutien à la mise en œuvre de sanctions sévères contre les auteurs d’atteintes à l’embargo sur les armes imposé à la RDC par l’ONU, conformément à la recommandation du Groupe d’experts de l’ONU sur la RDC.
    • Élimination de toute l’assistance militaire et suspension des autres formes d’aide non humanitaires au Rwanda, tout en condamnant publiquement le gouvernement rwandais pour le soutien qu’il a apporté à l’insurrection du M23.

    La proposition relative à la nomination par l’ONU d’un Envoyé spécial en charge de la région des Grands Lacs a été appuyée, entre autres, par le gouvernement américain ; Mary Robinson a ainsi pris ses fonctions fin mars 2013. Espérons que son rôle lui permettra d’aider l’UA et d’autres parties prenantes clés à s’atteler aux origines du cycle de violence dans la région et à trouver une voie menant à une paix durable.

    Mali (2012) – Réponse d’urgence

    « Crisis Action repère en permanence les occasions pour améliorer l’impact de notre plaidoyer en nous impliquant dans des efforts collectifs et efficaces venant à point nommé pour influencer les principaux décideurs politiques et obtenir des changements positifs dans la manière dont les réfugiés et les personnes déplacées internes sont protégés. » Michel Gabaudan, Président, […]

    « Crisis Action repère en permanence les occasions pour améliorer l’impact de notre plaidoyer en nous impliquant dans des efforts collectifs et efficaces venant à point nommé pour influencer les principaux décideurs politiques et obtenir des changements positifs dans la manière dont les réfugiés et les personnes déplacées internes sont protégés. »
    Michel Gabaudan, Président, Refugees International

    Après des mois d’âpres combats opposant le gouvernement malien aux groupes rebelles, des insurgés islamiques armés ont pris le contrôle du nord du pays. Le Conseil de sécurité des Nations Unies ayant envisagé une intervention militaire, Crisis Action a collaboré avec ses partenaires pour influencer le mandat de la force et veiller à ce que tout déploiement contribue positivement à la protection des civils sur le terrain.

    En octobre 2012, lorsque les Nations Unies ont commencé à envisager une intervention militaire au nord du Mali afin d’arracher le contrôle des groupes islamiques armés, les partenaires se sont tournés vers Crisis Action pour veiller à ce que l’action de l’ONU ne vienne pas aggraver la situation déjà désastreuse dans laquelle se trouvaient les habitants de cette vaste région.

    Crisis Action a répondu à cet appel en contribuant à l’élaboration d’une stratégie d’urgence destinée à un plaidoyer collectif, l’objectif étant de conclure des accords sur les attributions de toute force envoyée au Mali par l’ONU. Le but de la campagne était de garantir que tout déploiement militaire serve en priorité à protéger la population civile, et que les troupes déployées ne comptent pas parmi elles des soldats coupables de graves atteintes aux droits de l’homme.

    Influencer le Secrétaire général des Nations Unies

    Au mois de novembre, alors que le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon devait présenter son rapport sur le Mali au Conseil de sécurité, Crisis Action et ses partenaires ont cherché à influencer sa position. L’objectif de la coalition était ainsi de s’assurer que le Secrétaire général signale clairement aux États membres que toute réponse militaire internationale devait servir à protéger la population malienne, tout en minimisant les risques d’atteintes aux droits de l’homme ou d’infractions au droit humanitaire international lors du déploiement.

    Crisis Action a coordonné la préparation de deux notes d’information privées destinées au Secrétaire général pour lui faire part des préoccupations de ses partenaires concernant l’impact néfaste qu’une opération militaire pourrait avoir sur les civils au Mali. Tout en reconnaissant que le Conseil de sécurité était soumis à de fortes pressions politiques visant à lui faire prendre des mesures propices à l’élimination de l’insurrection, ces documents demandaient au Secrétaire général de s’assurer que tout déploiement militaire validé par l’ONU au Mali :

    • Soit formé au préalable aux droits de l’homme et au droit international humanitaire et respecte ces règles.
    • Fournisse au Conseil des rapports réguliers et publics sur les mesures visant à minimiser les effets néfastes sur les populations civiles et leurs biens, en mettant plus particulièrement l’accent sur les mesures de protection destinées aux femmes et aux enfants.
    • Applique strictement les procédures figurant dans la Politique onusienne de diligence voulue en matière de droits de l’homme afin de contrôler tous les Casques bleus et de rejeter quiconque aurait commis de graves atteintes aux droits de l’homme.
    • Soit accompagné d’une équipe d’observateurs des droits de l’homme de l’ONU, solide et dotée de ressources adéquates, pour rendre compte régulièrement et publiquement des conclusions sur le terrain.
    • Coopère pleinement à toute enquête ouverte dans le contexte du Mali par la Cour pénale internationale (CPI).

    La coalition a également appelé Ban Ki-moon à avertir les États membres que ni les souffrances de la population malienne ni la crise politique du pays ne pourraient être résolues exclusivement par des moyens militaires. Elle a souligné la nécessité de veiller à accorder la priorité à un processus politique pacifique parallèlement à tout déploiement onusien.

    Afin de renforcer ces messages, Crisis Action a facilité pour ses partenaires des réunions de plaidoyer de suivi avec le Secrétaire général de l’ONU ainsi qu’avec d’autres personnalités de l’ONU. Résultat : le rapport de Ban Ki-moon au Conseil de sécurité a repris tous les points soulevés par la coalition, à l’exception de la référence à la CPI.

    Influencer les membres du Conseil de sécurité

    Encouragée par le fort soutien de Ban Ki-moon, Crisis Action a aidé ses partenaires à porter leur attention sur les décisions des membres du Conseil suite aux recommandations du Secrétaire général. Il s’agissait là de faciliter des activités conjointes de plaidoyer visant les principaux ambassadeurs du Conseil de sécurité afin qu’ils s’engagent à utiliser une terminologie propre à atténuer les risques pour les civils lors de la conception des grands axes opérationnels de la force internationale africaine.

    Puis, en décembre, juste avant l’adoption d’une résolution sur le Mali par le Conseil, Crisis Action a collaboré avec dix partenaires de l’humanitaire œuvrant au Mali afin de publier un communiqué de presse conjoint pour maintenir la pression.

    Ces efforts collectifs ont conduit à l’adoption de la Résolution 2085, qui reflétait la quasi-totalité des recommandations émises lors de la campagne. On pouvait entre autres y lire que :

    • Toute opération militaire serait soumise à une série de points de référence, reposant notamment sur les progrès réalisés en termes d’identification d’une solution politique, et que les troupes internationales et maliennes seraient formées aux obligations qui leur incombent au titre du droit international régissant les droits de l’homme, du droit humanitaire et du droit des réfugiés.
    • Le Secrétaire général serait chargé de rendre compte au Conseil des activités de la mission tous les 90 jours, en mettant plus particulièrement l’accent sur les points suivants : la situation de la population malienne ; toute atteinte au droit international et la réduction des effets néfastes des opérations militaires sur les civils.
    • La mission inclurait la livraison d’une aide humanitaire gérée par des organisations civiles conformément au droit humanitaire international.
    • La mission devrait apporter son aide à la CPI lors de ses enquêtes sur les atteintes aux droits de l’homme.

    Les partenaires ont ensuite tiré parti de la réussite de cette campagne pour s’assurer que le Conseil de sécurité tienne ces engagements alors qu’en avril 2013, le Conseil a mandaté une force de stabilisation onusienne pour le Mali à l’issue d’une intervention militaire inattendue lancée en janvier 2013 par la France.

    Afghanistan (2009-2012)

    « À un moment crucial pour l’Afghanistan, Christian Aid a joint ses forces à celles de Crisis Action pour appeler des organisations en Europe, en Afghanistan et aux États-Unis à s’unir pour envoyer ensemble un puissant message aux dirigeants mondiaux, leur faisant comprendre que leurs politiques devaient d’abord et avant tout servir le peuple afghan. […]

    « À un moment crucial pour l’Afghanistan, Christian Aid a joint ses forces à celles de Crisis Action pour appeler des organisations en Europe, en Afghanistan et aux États-Unis à s’unir pour envoyer ensemble un puissant message aux dirigeants mondiaux, leur faisant comprendre que leurs politiques devaient d’abord et avant tout servir le peuple afghan. »
    Loretta Minghella, directrice, Christian Aid

    Le dernier cycle de conflit en Afghanistan a débuté le 7 octobre 2001, avec le déclenchement de l’Opération Enduring Freedom dirigée par les États-Unis. Une dizaine d’années plus tard, la confiance de l’opinion publique en une issue positive du conflit etait au plus bas.

    Avec pour toile de fond cette situation complexe et très politisée, Crisis Action a rassemblé des organisations d’aide humanitaire, de défense des droits humains et de consolidation de la paix afin d’appeler à un soutien international en faveur d’une nouvelle approche stratégique, comprenant notamment : un processus de paix juste et global ; des mesures pour protéger les civils ; des mesures pour s’assurer que l’aide s’inscrive dans le long terme et soit gérée par les civils.

    En novembre 2010, à l’approche du sommet de l’OTAN à Lisbonne, Crisis Action a lancé un rapport conjoint de Christian Aid, de l’Open Society Foundations et de l’Oxford Research Group, intitulé ‘Piecemeal or Peace Deal: NATO, peace talks and a political settlement in Afghanistan’. En mars 2011, la campagne ‘Together Afghanistan’ a rassemblé la plus grande coalition internationale jamais mise en place sur l’Afghanistan pour influencer les gouvernements qui se réunissaient à Bonn pour définir la prochaine étape de la politique en Afghanistan. La campagne incluait la publication d’une étude éffectuée auprès de l’opinion publique afghane sur l’impact du conflit, des manifestations pacifiques dans des capitales européennes clés, ainsi qu’un travail médiatique avec d’anciens leaders politiques et des experts afghans appuyant la nouvelle approche. Crisis Action a également organisé des rencontres entre une délégation de représentants de la société civile afghane et des responsables de haut niveau et des médias à travers l’Europe pour souligner à quel point il est important de placer la population civile au cœur de la politique internationale.

    « Nous saluons l’habileté de Crisis Action à conduire un plaidoyer efficace et à piloter des campagnes conjointes sur les conflits armés. Notre collaboration avec Crisis Action dans le cadre de la campagne sur l’Afghanistan est extrêmement appréciée – nous bénéficions pleinement des informations importantes qu’ils transmettent, de leurs contacts clés et des coalitions qu’ils dirigent avec efficacité. »
    Jessica Mosbahi, chargée du plaidoyer et des droits humains, Medica Mondiale

    Birmanie (2007-2009)

    « Alors que le monde se demandait comment gérer la crise au Myanmar, Crisis Action a été capable de canaliser efficacement les efforts de la société civile pour provoquer un changement. Elle a joué un rôle unique. » Irene Khan, alors secrétaire générale d’Amnesty International Suite à la répression brutale menée en septembre 2007 par […]

    « Alors que le monde se demandait comment gérer la crise au Myanmar, Crisis Action a été capable de canaliser efficacement les efforts de la société civile pour provoquer un changement. Elle a joué un rôle unique. »
    Irene Khan, alors secrétaire générale d’Amnesty International

    Suite à la répression brutale menée en septembre 2007 par le régime birman pour écraser les mouvements massifs de protestation pacifique, Crisis Action a apporté son soutien aux campagnes menées par des associations birmanes appelant la communauté internationale à exercer des pressions plus fortes sur le régime birman pour qu’il mette fin à la répression militaire.

    Crisis Action a coordonné une journée mondiale d’action sur les cinq continents, incluant la plus grande manifestation jamais organisée au Royaume-Uni sur la Birmanie, avec la participation d’ONG, de représentants de toutes les grandes confessions religieuses, d’associations de femmes, de syndicats et de fédérations étudiantes. Alors que la pression populaire s’intensifiait partout dans le monde, Crisis Action s’est employée, aux côtés de ses partenaires, à pousser les États membres de l’UE à approuver la mise en place de nouvelles sanctions ciblées de l’UE contre le régime birman et à inviter le Conseil de sécurité de l’ONU à élever la voix. La Chine a réagi aux pressions en autorisant la publication de la toute première déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Birmanie et l’UE a renforcé les mesures punitives à l’encontre du régime birman.

    En juin 2009, suite à la décision du régime birman de poursuivre Aung San Suu Kyi pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence, et devant le refus de la junte de libérer les prisonniers politiques, Crisis Action a aidé ses partenaires à lancer la campagne ‘64 pour Suu’ coïncidant avec le 64e anniversaire d’Aung San Suu Kyi. Des célébrités et d’éminents politiciens, dont Bono, Paul McCartney, Julia Roberts, Gordon Brown, Mary Robinson, 41 députés allemands et un large éventail de politiciens asiatiques ont soutenu la campagne. À la suite de cette initiative, l’UE s’est engagée à prendre des mesures ciblées supplémentaires à l’encontre du régime birman si la dirigeante de l’opposition n’était pas libérée et le Secrétaire Général des Nations-unies, Ban Ki-moon, a décidé de se rendre en Birmanie pour faire pression en faveur de sa libération et de celle d’autres prisonniers politiques.

    Aung San Suu Kyi a été libérée en novembre 2010.

    « En l’espace de quelques heures, Crisis Action a réuni la plus grande coalition d’ONG britanniques ayant jamais travaillé sur la Birmanie. Elle a pris la direction des opérations, organisant la plus grande manifestation jamais mise sur pied au Royaume-Uni sur la Birmanie, et cela en une semaine seulement. Qui plus est, elle a donné un nouvel élan politique aux demandes d’intervention de la communauté internationale. Rien de tout cela ne serait arrivé sans Crisis Action. »
    Mark Farmaner, directeur, Burma Campaign UK

    Tchad (2007-2008)

    « Crisis Action nous a aidés à faire entendre les messages de la société civile tchadienne à Bruxelles et à promouvoir une plus grande implication de l’EU dans la crise tchadienne. Son modèle flexible lui a permis de s’adapter à nos besoins et d’apporter une réelle valeur ajoutée à notre travail en France en s’en […]

    « Crisis Action nous a aidés à faire entendre les messages de la société civile tchadienne à Bruxelles et à promouvoir une plus grande implication de l’EU dans la crise tchadienne. Son modèle flexible lui a permis de s’adapter à nos besoins et d’apporter une réelle valeur ajoutée à notre travail en France en s’en faisant l’écho à Bruxelles, où nos capacités sont limitées. »
    Bruno Angsthelm, directeur du Programme Afrique, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement

    Le terrible conflit au Darfour a poussé des centaines de milliers de civils à traverser la frontière pour trouver refuge au Tchad. En 2007, Crisis Action s’est attachée à aider ses partenaires à s’attaquer au sort tragique des femmes dans les camps de réfugiés et à mettre en lumière la violence et les abus sexuels dont elles étaient victimes. Nous avons organisé, pour un groupe de femmes internationales de premier plan qui s’étaient récemment rendues dans des camps de réfugiés au Tchad, des rencontres avec des politiciens de haut niveau et des chefs d’État à travers l’EU afin qu’elles leur communiquent ce qu’elles avaient vu. La délégation comprenait Mary Robinson, ex-Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, Ngozi Okonjo-Iweala, ex-ministre des Finances du Nigeria, et Angelique Kidjo.

    Au cours de l’été 2007, la France a mené des négociations au sein de l’UE pour envoyer une force dans l’est du Tchad afin de fournir une protection aux réfugiés darfouriens. Crisis Action a aidé ses partenaires à être en contact direct avec le gouvernement et les stratèges militaires français pour mettre l’accent sur le besoin de garantir la neutralité de cette force et de faire clairement la distinction entre le travail humanitaire et les activités militaires. Nous avons par ailleurs apporté notre concours pour que des représentants de la société civile tchadienne contribuent aux discussions de l’UE. L’UE a fini par déployer une force européenne dans l’est du Tchad et le nord de la République centrafricaine début 2008.

    Liban (2006-2007)

    « Crisis Action a pris tout son sens lors de la guerre au Liban. Sa coordination souple mais fiable, créative et professionnelle a permis à Save the Children d’amplifier son plaidoyer à travers une coalition lorsque cela se révélait opportun, sans toutefois nous y contraindre lorsque nous avions besoin de tracer notre propre chemin. Dans […]

    « Crisis Action a pris tout son sens lors de la guerre au Liban. Sa coordination souple mais fiable, créative et professionnelle a permis à Save the Children d’amplifier son plaidoyer à travers une coalition lorsque cela se révélait opportun, sans toutefois nous y contraindre lorsque nous avions besoin de tracer notre propre chemin. Dans un environnement si fortement politisé, Crisis Action a été le vecteur parfait qui a permis de rassembler des voix disparates et de se faire l’écho de l’opinion publique. »
    Martin Kirk, conseiller pour les affaires publiques, Save the Children

    Juillet 2006 a été marqué par le conflit qui a éclaté entre Israël et le Hezbollah au Sud-Liban. Ce conflit causera la mort de quelque 1 300 Libanais et de 165 Israéliens. Il a également déplacé environ un million de Libanais et entre 300 et 500 000 Israéliens.

    Crisis Action est devenue une plateforme centrale pour les ONG travaillant sur la crise. Nous avons coordonné un groupe d’agences humanitaires, d’associations religieuses, de syndicats et d’organisations de défense des droits humains pour faire pression sur Tony Blair afin qu’il soutienne publiquement un cessez-le-feu immédiat. La campagne a notamment consisté à organiser des conférences de presse humanitaires, à lancer des pétitions publiques à l’intention du Premier Ministre et à coordonner un travail de sensibilisation auprès des parlementaires britanniques afin qu’ils adoptent une position sur le conflit et la rendent publique. Ce plaidoyer collectif a montré qu’une majorité écrasante du Parlement était favorable à un cessez-le-feu, débouchant sur l’interruption des vacances parlementaires d’une Commission parlementaire britannique afin qu’elle débatte de la politique du Royaume-Uni sur le Liban et réclame l’approbation d’un cessez-le-feu.

    « Les organisations humanitaires, qui restent souvent silencieuses sur les questions politiques controversées, ont compté parmi les plus ardents détracteurs de la politique de M. Blair au Moyen-Orient depuis le début de la guerre au Liban. »
    David Fickling, The Guardian

    Armée de résistance du Seigneur (2010-2013)

    « Depuis l’entrée en scène de Crisis Action, c’est le jour et la nuit en terme de coordination du plaidoyer, à l’ONU et à travers le monde, pour combattre la menace posée par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Crisis Action a anticipé et organisé des moments uniques de plaidoyer sur la LRA à l’Union […]

    « Depuis l’entrée en scène de Crisis Action, c’est le jour et la nuit en terme de coordination du plaidoyer, à l’ONU et à travers le monde, pour combattre la menace posée par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Crisis Action a anticipé et organisé des moments uniques de plaidoyer sur la LRA à l’Union Africaine (UA), l’ONU, l’Union Européenne (UE) et dans des capitales clés. »
    Paul Ronan, directeur du plaidoyer, The Resolve LRA Crisis Initiative

    Depuis 2008, l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, ou LRA) a tué au moins 2 300 personnes, en a enlevé plus de 3 000 et a déplacé plus de 440 000 civils au Soudan du Sud, au Congo et en République centrafricaine.

    Depuis la fin de l’année 2010, Crisis Action joue un rôle clé en catalysant une réponse internationale pour s’attaquer à la crise provoquée par la LRA. Crisis Action a coordonné une campagne de plaidoyer collectif auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, poussant l’ONU à lancer une réponse régionale urgente face à la LRA et à établir une présence de l’ONU plus proactive dans les régions affectées par la LRA. Cette initiative a réussi à prévenir une répétition des « massacres de Noël » perpétrés par la LRA en 2008 et 2009, au cours desquels des centaines de civils avaient été tués.

    Le bureau de Crisis Action à Nairobi a organisé des séances d’information sur la gestion de la menace posée par la LRA avec des dirigeants de l’UA qui participaient aux négociations. L’UA a par la suite adopté les recommandations plus fortes, prévoyant entre autres la mise sur pied d’une force militaire régionale et d’un centre conjoint d’opérations.

    En 2012, Crisis Action a organisé la venue de représensants de la societé civile locale provenant de zones affectées par les atrocités de la LRA pour informer le Conseil de sécurité de l’ONU, le Congrès américain et les décideurs politiques de l’UE. Suite à leurs séances d’information, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est vu présenter, et a approuvé, la toute première Stratégie de l’ONU sur la LRA – concrétisant un objectif de la campagne poursuivi depuis longtemps par les partenaires de Crisis Action. Nous continuons de mobiliser nos partenaires pour faire en sorte que ces initiatives internationales sur la LRA soient pleinement mises en œuvre et que les civils soient protégés contre les attaques du groupe rebelle.

    Iran (2005-2007)

    « Le travail de Crisis Action sur l’Iran a été professionnel, responsable et politiquement habile. En démontrant que l’action militaire serait désastreuse, et qu’il y avait un espace pour des négociations, Crisis Action a contribué à faire évoluer le débat public. Crisis Action est une perle rare, capable d’exploiter l’expertise et l’influence des personnes impliquées, […]

    « Le travail de Crisis Action sur l’Iran a été professionnel, responsable et politiquement habile. En démontrant que l’action militaire serait désastreuse, et qu’il y avait un espace pour des négociations, Crisis Action a contribué à faire évoluer le débat public. Crisis Action est une perle rare, capable d’exploiter l’expertise et l’influence des personnes impliquées, des analystes et des associations de la société civile pour confronter, à la fois par écrit et lors de réunions en face à face, les réalités politiques et avoir un impact. »
    Sir Richard Dalton, ex-ambassadeur britannique en Iran

    En 2007, les craintes de voir les États-Unis ou Israël mener une attaque militaire contre l’Iran se sont accentuées. Crisis Action a lancé une campagne collective dont l’objectif était de bloquer l’espace politique nécessaire au gouvernement britannique pour appuyer des frappes militaires.

    Crisis Action a mis en place une coalition éclectique – regroupant des ONG, des syndicats, des associations religieuses et des fédérations d’étudiants – pour mobiliser la pression publique contre toute action militaire. Cette campagne était axée sur une série de rapports conjoints d’ONG, dont ‘Time to Talk’, un rapport qui fournissait une analyse systématique des conséquences éventuelles d’une action militaire et préconisait des échanges diplomatiques directs entre les États-Unis et l’Iran. Le rapport a été traduit en hébreu, en farsi et en arabe et a servi de pierre angulaire à une campagne médiatique internationale, pilotée par Sir Richard Dalton, ex-ambassadeur britannique en Iran. D’anciens inspecteurs en désarmement de l’ONU, de hauts responsables religieux et des généraux américains en retraite ont également apporté leur soutien à la campagne. Le Premier Ministre britannique, Tony Blair, a réagi à la pression populaire en déclarant, « Je ne pense pas que la meilleure chose à faire serait de mener une action militaire contre l’Iran. »

    « En conjuguant une analyse digne de foi et un plaidoyer collectif, le travail de Crisis Action sur l’Iran a été bien au-delà des limites habituelles des campagnes menées par les ONG. Crisis Action est parvenue à rassembler un groupe diversifié d’organisations – qu’il s’agisse d’associations de militants ou d’experts en politique étrangère – pour réaliser un travail stratégique sur l’une des questions internationales actuelles les plus difficiles. »
    Robert Lowe, directeur du Programme Moyen-Orient, Chatham House

    Irak (2005)

    La première campagne de Crisis Action a été lancée en 2005 pour convaincre le gouvernement britannique d’ouvrir une enquête approfondie et indépendante sur les victimes civiles irakiennes depuis l’invasion de 2003. Crisis Action s’est assurée le concours de célébrités, de généraux de l’armée, d’éminents spécialistes de la santé pour appuyer la campagne et nous avons […]

    La première campagne de Crisis Action a été lancée en 2005 pour convaincre le gouvernement britannique d’ouvrir une enquête approfondie et indépendante sur les victimes civiles irakiennes depuis l’invasion de 2003. Crisis Action s’est assurée le concours de célébrités, de généraux de l’armée, d’éminents spécialistes de la santé pour appuyer la campagne et nous avons démontré au moyen d’un sondage d’opinion que 59% du public était favorable à une enquête.

    Côte d’Ivoire (2010-2011) – Réponse d’urgence

    « Alors que tous les regards de la communauté internationale se portaient sur les événements survenant dans le monde arabe, Crisis Action a joué un rôle capital en attirant l’attention des responsables politiques sur la crise humanitaire et des droits humains en Côte d’Ivoire. L’organisation nous a aidés à veiller à ce que des mesures […]

    « Alors que tous les regards de la communauté internationale se portaient sur les événements survenant dans le monde arabe, Crisis Action a joué un rôle capital en attirant l’attention des responsables politiques sur la crise humanitaire et des droits humains en Côte d’Ivoire. L’organisation nous a aidés à veiller à ce que des mesures soient prises pour protéger les civils vulnérables. L’appui de Crisis Action a été crucial, nous permettant de réaliser un travail de lobbying et médiatique ciblé, d’excellente qualité, en un laps de temps extrêmement court et dans une période troublée. »
    François Danel, directeur exécutif, Action Contre la Faim

    Dans la foulée de l’élection présidentielle contestée de novembre 2010 en Côte d’Ivoire, la confrontation s’est intensifiée entre le Président Alassane Ouattara et l’ex-Président Laurent Gbagbo et entre leurs forces respectives, débouchant sur des accrochages violents, des exécutions sommaires et des attaques délibérées contre les civils. Plus d’un million de personnes ont été déplacées de chez elles et près de 135 000 ont été forcées de fuir pour chercher refuge au Liberia.

    Crisis Action a formé une coalition d’organisations internationales et ouest-africaines de la société civile pour exhorter les dirigeants locaux et la communauté internationale à lancer un appel au calme. Nous avons facilité une téléconférence pour la presse internationale avec des ONG sur le terrain. Alors que les déplacements à l’intérieur de la Côte d’Ivoire étaient interdits, cet échange a fourni aux journalistes un éclairage capital sur l’évolution de la situation, générant une vaste couverture médiatique internationale. Crisis Action a également organisé des réunions pour ses partenaires avec des membres du Conseil de sécurité de l’ONU afin d’apporter de nouveaux éléments dans leurs discussions sur une possible résolution.

    En janvier 2011, le Conseil de sécurité a adopté une résolution condamnant la violence et autorisant un renfort de 2 000 hommes pour la mission de maintien de la paix de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI). Cette résolution a été suivie par l’autorisation de mesures pour accroître la protection des civils et par l’imposition de sanctions ciblées contre Gbagbo et ses proches alliés, comme le préconisaient les partenaires de Crisis Action.

    Pakistan (2009-2010) – Réponse d’urgence

    « Le fait d’être un partenaire de Crisis Action accroît directement la portée et l’efficacité de notre plaidoyer pour protéger les civils pris dans les zones de conflits où nous travaillons. Lorsqu’une crise menace ou éclate, Crisis Action est toujours prête à agir en rassemblant des partenaires et des experts pour discuter d’une stratégie commune, […]

    « Le fait d’être un partenaire de Crisis Action accroît directement la portée et l’efficacité de notre plaidoyer pour protéger les civils pris dans les zones de conflits où nous travaillons. Lorsqu’une crise menace ou éclate, Crisis Action est toujours prête à agir en rassemblant des partenaires et des experts pour discuter d’une stratégie commune, et en coordonnant les contacts avec des décideurs de haut niveau afin d’assurer une réponse rapide mais efficace. »
    Mervyn Lee, directeur exécutif, Mercy Corps

    En juin 2009, le gouvernement pakistanais a lancé une offensive militaire contre les Talibans dans la vallée de Swat. Quelque deux millions de civils ont été déplacés, faisant dire à l’ONU que cet exode humain constituait la pire crise que le monde ait connue en termes de déplacement de population depuis le génocide rwandais de 1994.

    Crisis Action s’est attachée à faire en sorte que l’impact humanitaire et les conséquences à long terme de ces opérations militaires soient examinés en profondeur par les décideurs politiques internationaux. Des réunions de sensibilisation avec le gouvernement britannique ont notamment été coordonnées, débouchant sur l’envoi de représentations par le Royaume-Uni auprès de l’armée et du gouvernement pakistanais pour discuter de l’impact humanitaire des opérations.

    En amont du premier sommet UE-Pakistan qui s’est tenu à Bruxelles en 2009, Crisis Action a organisé des réunions de plaidoyer conjointes, dont l’une avec le Ministre pakistanais de l’Intérieur. Lors du sommet, l’UE a offert un programme d’assistance supplémentaire de 124 millions d’euros pour aider les civils pakistanais déplacés et financer la réhabilitation après le conflit.

    Kirghizistan (2010) – Réponse d’urgence

    Le 11 juin 2010, de violents affrontements ont éclaté entre les communautés d’origine ethnique kirghize et ouzbèke dans la ville d’Osh, au sud du Kirghizistan. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé que 400 000 personnes avaient été déplacées par les violences, dont environ 100 000 qui avaient traversé la frontière […]

    Le 11 juin 2010, de violents affrontements ont éclaté entre les communautés d’origine ethnique kirghize et ouzbèke dans la ville d’Osh, au sud du Kirghizistan. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé que 400 000 personnes avaient été déplacées par les violences, dont environ 100 000 qui avaient traversé la frontière pour trouver refuge en Ouzbékistan.

    Crisis Action s’est attachée avec ses partenaires à produire un document d’information humanitaire décrivant la dynamique du conflit et son impact sur la population civile afin d’aider les responsables à évaluer et à améliorer leur réaction. Nous avons également travaillé avec l’Archevêque Desmond Tutu à la publication d’une tribune d’opinion formulant des recommandations sur ce que pouvait faire la communauté internationale pour contribuer à endiguer la violence.

    Sri Lanka (2009) – Réponse d’urgence

    Entre février et mai 2009, derniers mois de la campagne militaire du gouvernement sri-lankais contre les Tigres de libération de l’Ilam Tamoul (LTTE), Crisis Action s’est attelée avec ses partenaires à s’attaquer à la tragédie humanitaire dans la région de Vanni au Sri Lanka. Des milliers de civils ont été cernés dans cette étroite bande […]

    Entre février et mai 2009, derniers mois de la campagne militaire du gouvernement sri-lankais contre les Tigres de libération de l’Ilam Tamoul (LTTE), Crisis Action s’est attelée avec ses partenaires à s’attaquer à la tragédie humanitaire dans la région de Vanni au Sri Lanka. Des milliers de civils ont été cernés dans cette étroite bande de terre et plus de 6 500 ont été tués lorsque le gouvernement a affronté les rebelles des Tigres tamouls qui luttaient pour une patrie séparée.

    Notre bureau à New York a organisé des réunions avec des responsables pour certains partenaires afin qu’ils recommandant des mesures spécifiques en vue d’une résolution juste et durable du conflit entre le gouvernement sri- lankais et les LTTE. Cette démarche a été suivie d’une conférence de presse au siège de l’ONU, au cours de laquelle des ONG ont présenté des informations exceptionnelles et récentes provenant de la zone de conflit au Sri Lanka. Crisis Action a par ailleurs coordonné une série de rencontres pour la délégation d’ONG avec des institutions de l’UE et des représentants des États membres. Suite à ces réunions, l’UE a suspendu une partie des préférences commerciales accordées au Sri Lanka dans le cadre du Système de préférences généralisées (SPG+).

    Géorgie (2008) – Réponse d’urgence

    En août 2008, la Russie a lancé une opération militaire de grande envergure de l’autre côté de la frontière géorgienne, occupant l’Ossétie du Sud et déclenchant un conflit qui a causé la mort de centaines de civils et a donné lieu à de graves atteintes aux droits humains perpétrées par les deux camps. Crisis Action […]

    En août 2008, la Russie a lancé une opération militaire de grande envergure de l’autre côté de la frontière géorgienne, occupant l’Ossétie du Sud et déclenchant un conflit qui a causé la mort de centaines de civils et a donné lieu à de graves atteintes aux droits humains perpétrées par les deux camps.

    Crisis Action a aidé ses partenaires à échanger des informations et à présenter des recommandations politiques communes sur cette situation en rapide évolution où l’absence d’accès au territoire contrôlé par les Russes inquiétait fortement les agences humanitaires. Crisis Action a également assuré la liaison entre ses partenaires et les fonctionnaires compétents de la Commission européenne ainsi que les représentants des Nations Unies en Géorgie afin de garantir un canal de communication clair avec les bailleurs de fonds les plus importants.

    Zimbabwe (2007) – Réponse d’urgence

    Au cours de l’année 2007, la situation humanitaire au Zimbabwe est devenue de plus en plus problématique en raison des maigres chutes de pluie et de la sécheresse. Pendant ce temps, la situation des droits humains s’est détériorée alors que le mouvement de protestation populaire contre le Président Mugabe … Au cours de l’année 2007, […]

    Au cours de l’année 2007, la situation humanitaire au Zimbabwe est devenue de plus en plus problématique en raison des maigres chutes de pluie et de la sécheresse. Pendant ce temps, la situation des droits humains s’est détériorée alors que le mouvement de protestation populaire contre le Président Mugabe …

    Au cours de l’année 2007, la situation humanitaire au Zimbabwe est devenue de plus en plus problématique en raison des maigres chutes de pluie et de la sécheresse. Pendant ce temps, la situation des droits humains s’est détériorée alors que le mouvement de protestation populaire contre le Président Mugabe et le parti au pouvoir, ZANU-PF, prenait de l’ampleur. En 2007, Crisis Action s’est employée à sensibiliser à cette crise en organisant un partenariat d’écrivains d’Afrique et d’Europe – dont Václav Havel, Wole Soyinka et Günter Grass – pour écrire aux dirigeants internationaux et exprimer leur colère face à leur « lâcheté politique » à l’égard du pays.

    À la suite des élections parlementaires et présidentielles contestées de 2008 au cours desquelles, pour la première fois depuis l’indépendance en 1980, Mugabe et le ZANU-PF n’ont pas obtenu la victoire, une campagne de violence a été orchestrée contre l’opposition et le public indépendant.

    Crisis Action a aidé à coordonner une réponse de la société civile internationale en solidarité avec les ONG zimbabwéennes, dénonçant l’escalade de la violence. La campagne a appuyé les efforts syndicaux visant à arrêter la livraison de 77 tonnes d’armes au Zimbabwe, transportées par le cargo chinois An Yue Jiang. Une campagne publique collective a également été menée contre l’entreprise allemande Giesecke & Devrient, responsable de fournir du papier fiduciaire à la banque centrale zimbabwéenne. Giesecke & Devrient a cédé aux pressions et annoncé qu’elle arrêtait immédiatement la livraison de papier fiduciaire au Zimbabwe. Crisis Action a été informée que par voie de conséquence directe, le gouvernement zimbabwéen avait suspendu le paiement d’une partie de ses forces de sécurité, menant à la fermeture de plusieurs camps de sécurité où des civils auraient été torturés.

    Somalie (2007) – Réponse d’urgence

    « Crisis Action apporte réellement une valeur ajoutée au travail de Muslim Aid en nous permettant de comprendre les points de vue d’autres agences qui opèrent dans des zones de conflit telles que la Somalie et le Darfour. Notre approche des conflits n’est peut-être pas toujours la même mais il est certain que nous pouvons […]

    « Crisis Action apporte réellement une valeur ajoutée au travail de Muslim Aid en nous permettant de comprendre les points de vue d’autres agences qui opèrent dans des zones de conflit telles que la Somalie et le Darfour. Notre approche des conflits n’est peut-être pas toujours la même mais il est certain que nous pouvons mieux faire entendre notre voix en faveur de la paix si nous sommes mieux informés. »
    Saif Ahmad, directeur général, Muslim Aid

    À la suite de la forte escalade de la violence en Somalie en 2007, Crisis Action a réagi aux inquiétudes de ses partenaires en coordonnant une intense campagne de plaidoyer de haut niveau limitée dans le temps. En mars 2007, les forces de maintien de la paix de l’Union africaine ont atterri à Mogadishu alors que les insurgés et les forces gouvernementales soutenues par des soldats éthiopiens se livraient une bataille rangée. La Croix-Rouge l’a qualifiée de pire combat en 15 ans. En l’espace d’un mois, la crise humanitaire a pris de l’ampleur, l’ONU faisant état du départ de plus de 320 000 Somaliens fuyant les combats à Mogadishu.

    Crisis Action a mis sur pied une vaste coalition d’ONG britanniques pour partager les informations et élaborer des recommandations à l’intention des décideurs politiques. Cette période d’efforts concertés, en coulisse, a débouché sur d’importants engagements pris par le gouvernement britannique concernant les principaux problèmes humanitaires et des droits humains et elle a contribué à une plus grande prise en compte de la Somalie au Conseil de sécurité de l’ONU.

    République Démocratique du Congo (2008-2012)

    « Crisis Action s’est avérée être une formidable force pour réagir à la flambée de violence dans l’est du Congo. Sa capacité à rassembler des personnes et des organisations puissantes au sein de la société civile pour faire pression et mener des campagnes sur le plan international a permis d’avoir un accès direct aux décideurs. […]

    « Crisis Action s’est avérée être une formidable force pour réagir à la flambée de violence dans l’est du Congo. Sa capacité à rassembler des personnes et des organisations puissantes au sein de la société civile pour faire pression et mener des campagnes sur le plan international a permis d’avoir un accès direct aux décideurs. Crisis Action a concouru à faire en sorte que la protection des civils en RDC soit au cœur de l’agenda politique. Et les efforts déployés par son équipe, en soutenant ses nombreux partenaires, ont directement contribué à mobiliser les efforts internationaux pour contenir la crise. »
    Alan Doss, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-unies pour la République Démocratique du Congo

    Crisis Action a travaillé sur la République Démocratique du Congo de 2008 à 2012. Au cours de ces années, Crisis Action a mis sur pied de puissantes coalitions d’organisations congolaises et internationales ayant pour objectif de pousser le Conseil de Sécurité à conferer à ses forces de maintien de la paix (MONUC/MONUSCO) de solides mandats de protection des civils. Cette initiative est ainsi parvenue à ce que la MONUSCO se voie attribuer un rôle important dans la surveillance des abus liés aux élections, ainsi qu’une responsabilité renforcée sur le plan de la protection des civils contre la LRA.

    Crisis Action a également aidé ses partenaires à réclamer avec succès la traduction en justice des auteurs de violence sexuelle. En août 2010, en réaction aux viols massifs de plus de 300 femmes et enfants à Walikale, Crisis Action a mis en place une coalition d’ONG de premier plan afin d’exhorter le Conseil de Sécurité de l’ONU à autoriser une enquête publique urgente sur l’incident. En l’espace de trois semaines, le Conseil de Sécurité a autorisé la conduite de cette enquête et en a rendu publics les résultats. À la suite de quoi l’un des principaux commandants a été poursuivi pour avoir ordonné les viols, tandis que d’autres ont fait l’objet de sanctions.

    En 2011, notre travail a principalement visé à réduire au minimum la violence liée aux élections nationales au Congo et à faire de la réforme de l’armée congolaise l’une des priorités de l’agenda politique après le scrutin. Nous avons œuvré aux côtés d’associations de défense des droits humains pour convaincre la Cour pénale internationale (CPI) d’émettre une déclaration publique avertissant les auteurs de violences électorales qu’ils seraient tenus de répondre de leurs actes. Le travail médiatique et de plaidoyer collectif facilité par Crisis Action a joué un rôle primordial en incitant les parties congolaises et internationales à prendre des mesures urgentes pour prévenir la violence électorale. Bien que les fraudes et les irrégularités aient été massives, bon nombre des mesures préventives préconisées par la coalition pilotée par Crisis Action ont été mises en œuvre, limitant ainsi les répercussions violentes.

    « De la République démocratique du Congo à Israël/Palestine, la coordination, le partage d’information et l’engagement de Crisis Action ont visiblement tiré vers le haut le travail de la société civile sur les conflits armés. »
    Pol Degreve, directeur, Broederlijk Delen, Belgique